Marathon à l’escale

Nous avions souffert pendant 10 heures pour venir à Poole et voila que Guillaume nous propose une modeste navigation de 26 heures pour rallier Falmouth où il se trouve, paraît-il, un supermarché d’accastillage. Qui résisterait à une si tentante excursion ? Plus d’une journée de navigation pour se rendre dans le palais de la poulie et du taquet…

Guillaume au travail

Et nous y sommes allés ! J’ai mis un patch (que ne l’avais-je fait auparavant ?), Charlie a pris de la cocculine et hisse la toile pour un départ en douceur à la voile. Le vent a soufflé, puis s’est calmé, a repris sa petite chanson dans les haubans, a fait claqué nos pavillons et nous sommes arrivés dans la baie de Falmouth lundi 8 juin. Une nuit au mouillage et le lendemain nous nous rendions à la marina.

Une escale au port, quand on en fait peu, s’apparente à un marathon lorsqu’il faut enchaîner en moins de 24 heures les bains des petites, nos douches, un supermarché, une ou deux lessives et un passage au shipchandler.

Falmouth

Ça ne paraît rien, ou si peu, mais quand vous ne connaissez pas la ville, que vous parlez l’anglais d’un enfant de 4 ans et que vous êtes à pied, la moindre course est une expédition. Ajoutez à cela un bébé en écharpe et un autre en poussette sur les pontons de bois, vos 24 heures seront bien employées ! Le magasin d’accastillage se trouve en réalité à trois quarts d’heure de marche ? Vous oubliez la serviette de toilette au bateau et que vous devez retourner la chercher 10 pontons plus loin : ça se complique encore.

Au supermarché, vous pouvez aussi passer un bon moment en extase devant le rayon de viande en boite. Eh oui, sans frigo, la conservation de la viande devient un vrai problème. Nous sommes devenus quasiment végétariens sur Oleo !

Le marathon terminé, Oleo est reparti mouiller dans la baie. Le vent souffle, le bateau tire sur sa chaîne tandis que nous attendons une fenêtre météo pour rallier les îles Scilly. Le ciel crachouille ses gouttes comme le temps égrène ses minutes, la journée n’en finit plus de s’étirer.

Axelle dans son transat

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4 réflexions au sujet de « Marathon à l’escale »

  1. Philippe P.

    Si nous devons en juger par l’évolution des joues de notre Axellounette, voilà un voyage profitable! (je n’irai pas jusqu’à dire la même chose de la nouvelle coupe de cheveux de ses parents…, mais qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour ressembler encore plus à ses filles: on attend des photos: Yipoupou Anso et Axelle Guigui).
    Merci pour le téléphone satellite: je vous ai envoyé un sms test.
    Et vos petits textes illustrés restent très appréciés, comme la lecture de nouvelles, mais à partir de la vraie vie.

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    1. Guillaume

      On fait le tri des photos pour les dispatcher sur le blog, aux amis, à la famille… patience ça arrive. Le sms a fonctionné, il faut cependant taper du texte sans accent. Merci en tout cas de passer sur le blog, on continue tant que ça plait.

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  2. Vincent

    Salut les voyageurs,

    Ça a l’air sympa ce départ. Je croyais que le bateau était plein mais vous continuez à faire des courses ?

    Tu as essayé de leur parler hébreux ou araméen Anne Sophie?

    Amusez vous bien

    Bises

    Vincent

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    1. Anso

      Salut Vincent, après des jours de sevrage de shopping, faut bien se rattraper ! d’autant que les produits frais ne se gardent pas longtemps… Quant à la langue, je suis plongée depuis peu dans l’anglais pour les nuls ! Biz

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