Petites critiques d’ouvrages (parmi d’autres) lus en 2014…
Catégorie : Livres
Navigation par gros temps
Qu’il est bon d’attraper cet ouvrage avant d’aller au lit, de se plonger dans des histoires de survie en mer, récits mouvementés ponctués d’analyses impassibles et édifiantes sur ce qui fait le succès ou l’échec de telle ou telle initiative. D’apprendre le témoignage et l’expérience de ceux qui ont supporté la tourmente, ce faisant bien au chaud sous une couette épaisse, à l’abri d’un mouillage tranquille et stable.
La mer est ronde
Je me suis procuré cet essai de Jean-François Deniau parce qu’il reçoit de bonnes critiques. La barre était donc peut-être un peu haute, car si l’ouvrage comporte indéniablement de beaux passages, j’y ai aussi trouvé quelques longueurs et situations dans lesquelles la majorité des voileux aurait du mal à s’identifier.
Sept fois le tour du soleil
Cet ouvrage de Nicole Van de Kerchove nous invite à partager son voyage autour du monde, un périple en dents de scie entre l’atlantique, le pacifique et l’océan Indien dans le petit « l’esquilo », un sloop de 9m de long.
L’histoire commence en 1968, les années fastes de Moitessier qui entame son tour du monde à la voile un an après avoir croisé l’auteure. Elle est partie seule et reviendra sept années plus tard avec un mari, une petite fille et de nombreux souvenirs.
Manuel pratique de la voile
En attendant d’attraper mon train pour 5 heures d’immobilité entre Pau et Paris, j’en profite pour faire le plein de livres et de cadeaux tout en flânant, bien sûr, au rayon des livres nautiques. Entre la pile dédiée à l’expédition « Tara » (par ailleurs fort intéressante) et de nombreux autres ouvrages en exposition, trône le « Manuel pratique de la voile » (édition 2012) de Steve Sleight que je commence nonchalamment à parcourir avec la même arrière pensée concernant ce genre d’ouvrage : encore un nouveau « cours des glénans ».
Oléo vient de faire sa dernière sortie de l’année sous voile ce week-end avant hivernage, ce afin de donner du temps au travail et au déménagement d’ici le printemps. En attendant, c’est par la lecture que je continue de voyager autour du monde. « Le bateau qui ne voulait pas flotter » fait partie de ces bouquins que je relis pour le plaisir et que je rachète après l’avoir égaré, un bijou d’auto-dérision comme peu d’auteurs savent l’appliquer.
Dans l’aventure de Farley Mowat tout est bancal : son 4×4 surnommé « l’immortel » eu égard aux dégâts dont il est victime et qu’il inflige aux autres, la fameuse goélette construite en bois vert, qui refuse obstinément d’aller à l’Ouest et dont le moteur démarre une fois sur deux en marche arrière (quand il démarre) ; jusqu’au pays lui-même, ses usines de morues et ses irréductibles habitants.
L’expédition du Kon Tiki
Je ne savais pas grand chose sur le Kon Tiki avant d’avoir lu le livre. Seulement qu’il « fallait l’avoir lu ». Qu’est-ce que le périple de six personnes sur un radeau de Balsa peut avoir d’instructif pour le plaisancier moderne ?