Mariage, Voyage

Petite devinette : elle est le point de départ de nos aventures, nous lui confions nos « résidences secondaires » (camion, bateau) depuis plusieurs années, nous y avons des amis et nos premiers souvenirs. De quoi s’agit-il ? La ville de Carentan bien sûr ! Dans la mairie de laquelle nous avons eu le plaisir de nous marier ce 12 avril 2014. Une cérémonie, puis une fête en compagnie de notre famille et de nos amis, venus de France et d’ailleurs.

Tout le monde sur Oleo !

Même la météo fera un effort. Le soleil et la brise sont au rendez-vous toute la semaine qui suit notre fête de mariage, pour notre voyage de noces autour du Cotentin. Ce lundi soir, les amarres sont larguées, Oleo profite des dernières lueurs du soir pour franchir l’écluse, nous partons pour une première navigation de nuit, sans encombre, jusqu’à la anse de St Martin près du cap de la Hague. Une halte de 4 heures suivie du passage du Raz Blanchard.

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Deuxième halte en face du sémaphore de Carteret. La nouvelle ancre est lourde, la nouvelle chaîne est longue, je dois redoubler d’efforts à chaque manoeuvre de mouillage. Heureusement les copains ont eu la bonne idée de se cotiser pour un guindeau électrique qui sera salvateur, trop sympa ! En attendant la pleine mer, petit apéro tranquille en amoureux.

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A Carteret on passe un super moment avec mon petit frère et sa famille, qui sont en vacances sur place. Au programme : balade sur le bord de mer à marée basse et invitations à dîner ou à déjeuner. On quitte le port mercredi soir. Les conditions sont idylliques, joli coucher de soleil, soirée presque chaude, petit vent de travers, on avance bien. Tout allait trop bien d’ailleurs, il fallait qu’un événement malencontreux s’immice dans la quietude de notre soirée.

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Gling blang clang ! Il se passe quelque chose sous le bateau ! Nos 8 noeuds s’éffondrent, Oleo est stoppé net, le stress commence. Nous sommes immobilisés par une grosse ligne de casiers. Je prie pour que l’hélice ne soit pas touchée. Le courant et le clapot nous empêchent de tenter quoi que ce soit en plongée et la mise à l’eau de l’annexe se solvera également par un échec.

Casiers

La nuit commence à tomber, le courant s’accélère, notre moral baisse. On aperçoit à peine un gros filin qui semble retenir Oleo par le protège-safran. Nous attachons un couteau de cuisine à la gaffe pour tenter de le couper, mais le courant, la faible visibilité et la solidité du câble rendent la tâche difficile. Une première tentative de démarrage du moteur se solve aussi par un échec, nous calons.

45 minutes que nous sommes embourbés, la nuit tombe. Un bateau de pêche passe à côté de nous sans prêter assistance. Finalement je tente un démarrage du moteur en marche arrière, ça tourne ! On essaie de se dégager en marche avant, barre à babord, sans succès. Alors tout doucement, la marche arrière étale le courant et le coeur battant nous espérons que le filin tombe de lui-même sans se prendre dans l’hélice. C’est ainsi que nous sommes libérés ! Nos efforts sont récompensés par l’arrivée de grands dauphins, l’un d’eux nous offre un saut extraordinaire à hauteur de bôme, au plus près du bateau, alors que j’étais en équilibre sur le portique. Je mettrai 1/4 d’heure à m’en remettre.

Au mouillage en face de Dielette

Nous arrivons de nuit en face de Dielette où nous nous reposons sur une mer quasi d’huile malgré un vent d’Est qui tourne Sud. Au petit matin, nous sommes entourés de casiers. Nous commençons à maudire ces mines qui occupent tout l’espace maritime dès lors qu’il n’y a pas trop de fond. Notre tentative pour rejoindre Aurigny sera avortée dans le Raz Blanchard où nous décidons de virer de bord direction la anse de St Martin, pour une visite de Port Racine et un peu de repos. Un après-midi très agréable, entre lectures et balades.

Port Racine et Oleo

Jeudi soir, on lève l’ancre avec l’idée d’atteindre Tatihou dans la nuit, mais il y a du brouillard au loin et la perspective de traverser des champs de casiers par visibilité nulle ne nous réjouit guère, on biffurque sur Cherbourg. Encore une fois, impossible de mouiller dans la grande rade à cause de milliers de casiers. Nous décidons de palier à ces petits désagréments par une fondue.

Houle du cap Levi

Le lendemain, retour à Carentan. Passer par les basses du Cap Levi est un choix osé, les vagues bousculent Oleo, une d’elles s’est engouffrée dans le bateau par le hublot du rouf que nous avons oublié de fermer. Bref, on passe le cap de Barfleur dans la houle mais avec un bon vent, puis en passant au large de St Vaast on évite la collision avec le chalutier-cata qui rode dans le coin, la routine d’un retour au port.

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Le vent nous permet d’emprunter le chenal à la voile, c’est agréable. Arrivé devant l’écluse, deux bateaux de pêche à la civelle monopolisent encore le ponton d’attente… s’en suit quelques réflexions sur le civisme des pêcheurs du coin. Heureusement l’écluse est ouverte et on peut s’amarrer. Notre petit voyage fut fort agréable, un bon dérouillage pour aller plus loin et quelques bonnes leçons pour partir mieux équipés la prochaine fois.

2 réflexions sur « Mariage, Voyage »

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