Bretagne Nord & Îles Anglo-Normandes

Premier périple d’une semaine pour Oleo ! Un grand merci à Emeric, mon équipier sur cette première aventure. Petit résumé du journal de bord.

28 mai : rendez-vous dans l’après-midi, avitaillement à Morlaix plutôt sportif : le super-marché est situé à 3/4 d’heure de marche sur les hauteurs.

29 mai : nous prenons la première écluse vers 15h pour quitter définitivement Morlaix. Parcours de la rivière et de la rade sans difficulté, nous nous échouons le soir dans la anse de Primel. Je me promène un peu sur « Roc’h an Trez Braz », un caillou planté au milieu de l’étendue d’eau, sur lequel on peut admirer un monument de la dernière guerre.

30 mai : départ à la renverse pour profiter des courants qui nous mèneront sur l’île de Bréhat, un parcours d’environ 8 heures où nous savourons les paysages bretons. A l’arrivée le courant reste fort mais il y a heureusement assez de vent pour le contrer, puis entrer tranquillement dans le port d’échouage de la Corderie.

31 mai : nous avons choisi de jeter l’ancre en arrivant hier. Aujourd’hui nous déplaçons le bateau sur une bouée dont les fonds sont plus plats et profitons de la marée basse pour aller visiter Bréhat. Une très jolie petite île, assez touristique mais dotée de superbes points de vue pour qui sait les trouver.

1 juin : départ de Bréhat à marée haute tôt le matin. J’aurais aimé partir pour les Minquiers mais après concertation (et consultation de la météo) nous choisissons l’île de Guernesey, voyage d’environ 9 heures au près. Oleo est un bateau agréable et véloce à cette allure, nous ne nous en plaignons pas. Arrivés largement en avance, nous parcourons un peu la côte sud de Guernesey avec nos appareils photos, puis la côte Est, jonchée d’énormes ferries aux abords de St Peter port. Le côté « usine » de St Peter ne m’attire pas, c’est donc dans le port de Beaucette plus au nord que nous finissons par atterrir. Une escale agréable pour les amateurs de balades au calme dans un endroit superbe. Le port est creusé dans la roche et son entrée assez étroite, gare au mauvais temps !

2 juin : départ de Beaucette pour l’île de Sercq (Sark). La descente vers le sud entre Guernesey et Herm se fait sans problème de même que l’arrivée à Sercq. Les virements de bord nécessaires pour remonter au vent puis au courant vers notre mouillage ont été un peu pénibles mais nous y sommes arrivés. Plusieurs bateaux étaient déjà au rendez-vous dans la baie de Dixcart. Certainement l’une de nos meilleures escales : une île paisible, excellente pour les randonneurs et dotée d’un hôtel-bar-restaurant très prisé par les visiteurs de passage. Les gens viennent entre amis ou en famille pour s’y reposer.

3 juin : départ de Sercq, nous effectuons un long bord pour remonter au près vers Aurigny (Alderney), parcours sans faute. Nous arrivons tellement en avance que nous décidons de faire une boucle avant d’entrer dans le « Swinge », une zone de forts courants à l’ouest de l’île. Nous jetons l’ancre dans « Hannaine Bay » vers midi mais le mouillage ne nous protège pas assez des vents du nord. Cette halte est l’occasion de se reposer un peu, nous en avions bien besoin. Puis départ en fin d’après-midi où nous profitons des faibles courants pour rejoindre « Telegraph Bay » plus au sud. Les îles des ETACS au sud-ouest d’Aurigny sont impressionnantes tant il y a d’oiseaux qui y élisent domicile ! De loin on les croiraient enneigées. Notre nouvel emplacement nous protège davantage des vents mais un peu moins des courants. Le mouillage doit être précis pour éviter les multiples récifs qui hantent la baie.

4 juin : c’est le jour du Raz Blanchard ! Nous partons pile à l’heure pour atteindre le Raz à la renverse. Une traversée super agréable, avec du bon vent et un courant naissant qui nous porte vers le nord. Arrivés au cap de la Hague notre vitesse de croisière dépasse les 10 noeuds avec quelques pointes à 11. Malheureusement le vent nous fait défaut au nord du Cotentin où nous ramons un peu pour avancer malgré le fort courant dont on peut profiter au large.

Pour conclure, je retournerais bien volontier dans les îles Anglo-Normandes, la zone de navigation est excellente. Il est nécessaire de bien calculer son trajet en fonction de la météo et surtout des courants. Et de partir à temps. Compte tenu des heures de marées, nous nous levions souvent tôt pour naviguer au lever du jour.

Une petite avarie pour finir : cette bouteille d’huile de cuisine qui s’est renversée dans les fonds du bateau… de quoi astiquer pendant des heures. Un espagnol aurait pu affirmer que le voilier porte bien son nom !

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