Première sortie en solo !

Partir le matin et rentrer le soir n’est pas réalisable tous les jours à Morlaix. La rivière ne peut être franchie que de jour en pleine mer, l’écluse ouvre donc uniquement à ces moments là. Je profite d’une navigation possible à la journée pour me réveiller tôt et partir en solo naviguer dans la baie.

Manœuvres de port et d’écluses effectuées sans encombre, de même que la traversée de la rivière. Je profite d’un vent arrière dans la rade pour déployer les voiles en ciseaux, génois tangonné. Aux abords de l’île noire, les alignements ont été parcourus à la grand voile, tout s’est bien passé.

La météo a prévu vent de sud toute la journée. Je profite d’une matinée splendide au portant pour enchainer des empannages. Je préfère cette manœuvre au virement de bord pour passer le génois d’un côté à l’autre.

Repas à la cape au large de la baie, je profite d’un moment de calme pour peaufiner les informations sur mon livre de bord. Au bout de trois quart d’heure d’arrêt je suis impressionné par la distance parcourue à la dérive !

Le retour vers la rade par vent de face a été instructif, bien que moins agréable. Tirer des bords est consommateur en temps. Malgré l’inversion du courant qui devrait m’accompagner vers la baie, je met trois fois plus de temps qu’à l’aller pour rejoindre les abords de l’île noire. Le pilote automatique n’est d’aucune aide quand il est nécessaire de virer rapidement pour éviter les récifs. Gérer en parallèle la barre, les voiles et la navigation à la carte dans un endroit escarpé devient sportif. Même dans la rade le vent est plus ou moins orienté sud et je rame pour arriver à l’entrée de la rivière.

Fin de parcours sans encombre. Petite frayeur quand même dans la rivière quand la profondeur a pris une proportion ridicule. Les manœuvres à l’écluse et au ponton sont perfectibles bien que plutôt réussies pour une première fois en solo.

Une journée excellente et je dois l’avouer un peu fatigante. Contrairement à ce que pensais, Oleo est performant au près : un bon 6 nœuds. Au travers et au largue, j’oscille entre 5 et 7 nœuds pour un vent de force 3-4.

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