De Bréhat à Batz

Nous sommes à l’échouage à Bréhat et attendons que la marée nous décroche. Dès cet instant nous partirons. Oléo est prêt pour tirer des bords et naviguer au prés serré.

Au départ de Bréhat nous slalomons entre les voiliers accrochés à leur coffre à l’entrée de la Corderie. Malgré un courant et un vent défavorables Oléo parvient à tenir l’alignement de la passe Ouest jusqu’aux Héaux.

Dans l’ensemble, le trajet sera assez casse pied : de nombreux virements de bord pour progresser à l’Ouest et beaucoup de difficulté à étaler le courant contraire. Mais nous avons malgré tout quelques compensations comme ce joli coucher de soleil.

22 heures plus tard, le nouveau port (tout neuf) de Roscoff nous accueille. Une vedette vient à notre rencontre, nous sommes très bien reçus, cependant le port est en travaux et ne propose ni eau ni électricité. Au milieu des pelleteuses et des grues nous nous accordons du repos puis payons le port demi-tarif.

En route pour Batz après une nuit récupératrice pour y rejoindre Jaoul, le voilier de Régis et Michèle. Nous découvrons que la traverse de Batz est fréquentée par de nombreux bateaux qui offrent un beau spectacle : optimistes, voiliers et vedettes en tous genres.

Avant de partir nous avons visité Roscoff, une ville étonnamment accueillante et sympathique où notre déjeuner fut parfait. Le grand pont qui surplombe la traverse fait le bonheur des promeneurs et des pêcheurs.

C’est une grande joie de rejoindre Régis et Michèle, qui naviguent en Bretagne Nord depuis un bon moment et terminent une honorable escale à Batz.

Au port « Kernok », notre emplacement donne directement sur la plage, pas besoin de bottes pour se rendre sur l’île. Nous sommes juste à côté de Jaoul.

Batz est une île charmante habitée par des gens simples et accueillants. La tenue du fond de sable parsemé d’algues est exceptionnelle. Jusqu’à présent c’est notre escale préférée.

Un dîner dans Jaoul puis dans Oléo, une petite visite de l’île et du phare, quelques apéros et que du bonheur pendant deux jours et deux nuits, le temps qu’un vent favorable se lève.

Avant de partir, je monte au mât pour mettre l’ampoule à LED sur le feu de route plutôt que le feu de mouillage, ce qui s’avèrera très utile pour notre prochain voyage.

Pétole oblige, le moteur est venu à la rescousse de notre départ à la voile manqué. Sortie du port et cap sur l’Irlande !

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Une réflexion au sujet de « De Bréhat à Batz »

  1. Eric L.

    De très belles photos. Je vous envie cette escale. Vous avez du passer du bon temps.
    Je vous souhaite bon vent pour la « grande traversée ».

    Répondre

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