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Frugalisme, un nouveau régime ?

Le voilier de voyage dispose d’un autre atout majeur en faveur de la déconsommation et du frugalisme, à savoir un budget courant souvent limité faute d’un travail rémunérateur généralement incompatible avec le nomadisme. Certains arrivent à combiner voyage et travail salarié, mais ils semblent peu nombreux.

Par ailleurs, en voyage, il n’est pas toujours aisé de trouver un magasin à proximité du mouillage ou du port, encore moins en pleine mer, ce qui limite mécaniquement, si j’ose dire, les folies compulsives et l’ensemble des achats, même les plus importants, s’ils ne se présentent pas au bon moment.

Tant pis si vous êtes à court de paracématol pendant une navigation, vous apprendrez à tenir à jour votre pharmacie et à anticiper à chaque escale les courses les plus vitales. Vous pourrez aussi en profiter pour vous faire la main sur l’utilisation des huiles essentielles que vous aurez pris soin d’emmener (avec un guide de 350 pages) ou vous aurez à portée de main un pot de baume du tigre.

De plus, un voilier coûte relativement cher à l’achat, certes, mais aussi à l’entretien. Tout dépend du capitaine, mais certains d’entre eux allouent un budget conséquent à l’accastillage, outillage, carénage, électronique de bord et autres ,au détriment du superflu comme la nourriture, les habits et bien sûr les frais de port…

Comme on peut le constater, un voilier de voyage est un magnifique terrain de jeu ou d’expérimentation des tendances écolo. Si c’est bon pour nous et la planète, que demande le peuple ? Allez, on fonce !

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