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Et si on était des survivalistes qui s’ignorent ?

Pour moi et en toute ignorance, les survivalistes représentent une sorte d’homme des bois qui accumule dans des bunkers souterrains bidons d’essence, piles électriques et boites de conserves en prévision d’une troisième guerre mondiale. Mais à bien y réfléchir, la vie en voilier de voyage fait peut-être de nous des survivalistes qui s’ignorent.

En effet, il est un poste où le minimalisme n’a pas sa place sur un voilier. Il s’agit des outils et matériel participant à la survie. Il faut en effet se rappeler qu’un voilier navigue en milieu hostile pour l’être humain. Toutes choses permettant d’augmenter ses chances de survie sont donc prioritaires sur un bateau et prennent une place considérable.

Pêle-mêle, on y trouve les outils pour réparer le bateau en cas d’avarie, le matériel d’entretien du moteur et des parties névralgiques du voilier, l’équipement de secours et d’urgence, les moyens de communication, les réserves d’eau douce et de gasoil, etc.

Un bon capitaine (et son équipage) doit donc savoir démonter son moteur, réparer toute avarie et se débrouiller en toute circonstance avec les moyens du bord !

A ce titre, les matelots apprennent aussi à manier la canne à pêche ou plutôt la ligne de traîne, à ramasser les coquillages comestibles et, pourquoi pas, à cueillir les algues pour agrémenter l’ordinaire. Bon, on est loin de l’autonomie alimentaire, mais il faut un début à tout !

Passons donc ces quelques entorses aux principes minimalistes et conservons sur un voilier de voyage des pièces de rechanges, du matériel et des stocks de provision en cas de problème. Si l’apocalypse survient, les nomades des mers s’en tireront peut-être plutôt bien !

Zéro déchet en voilier par nécessité au prochain épisode.

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