Internet en mer : Starlink arrive !

Quel navigateur n’a jamais rêvé de profiter d’un internet à haut débit en pleine mer, à un tarif abordable, même dans les endroits les plus reculés ? Eh bien ça sera bientôt réalité grâce à plusieurs initiatives, dont la plus sérieuse est le projet Starlink d’Elon Musk.

Starlink et ses 12000 satellites

Le médiatique patron de SpaceX voit les choses en grand. Une autorisation a dors et déjà été signée pour la mise en orbite de 4425 satellites à 1300km d’altitude d’ici 2024. Il y a un peu d’attente pour cette première constellation qui offrira une certaine latence, soit un débit qui ne fera pas encore d’ombre à la fibre ou à la 5g, mais qui permettra sans aucun doute un accès internet pour un tarif modéré partout dans le monde.

Viendront ensuite les quelques 7500 satellites supplémentaires qui prendront place en orbites basses pour offrir un réseau beaucoup plus rapide. Compte tenu du nombre d’unités, on peut espérer de très bons débits sur cette 2ème vague. Un projet à 10 milliards de dollars dont 10% sont pris en charge par Alphabet, le fond d’investissement de Google.

La concurrence : Blue Origin, Boeing…

Si Elon Musk n’hésite pas à annoncer très tôt ses ambitions, d’autres acteurs réputés plus discrets pourraient nous surprendre. C’est par exemple le cas de Jeff Bezos et sa société Blue Origin. Le patron d’Amazon est un homme qui voit les choses à long terme. Avant de rafler le marché mondial, sa boutique en ligne a longtemps été déficitaire, délai nécessaire à la mise en place d’une mécanique aujourd’hui implacable.

Les projets de Blue Origin sont encore opaques, de même que ceux d’acteurs importants du monde de la construction spatiale tels que Boeing ou les acteurs chinois. Leur point commun : ils comptent tous envoyer des milliers de satellites en orbite dans les prochaines années.

A court terme, Iridium Next

En attendant, les 66 satellites du réseau Iridium sont a notre disposition et plusieurs lancements sont prévus courant 2018 (par le lanceur Falcon 9 de SpaceX) pour améliorer la constellation. Le projet Iridium est coûteux, il fut au bord de la faillite en 1999 mais il a aujourd’hui le mérite d’exister et de nous permettre d’avoir la météo partout dans le monde.

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