Rétrospective : l’ouest du Cap Vert (vidéo + article)

Une petite vidéo pour retracer un week-end à Santo Antao, suivi d’un article sur notre dernière escale au Cap Vert avant le départ pour la Transat.

La marina de Mindelo est la seule de l’archipel. Tout le monde s’y retrouve. On reconnaît des bateaux croisés à Madère, aux Canaries, à Sal ou ailleurs. Ici, tout se paie : la place, l’électricité, l’eau, le wifi. Les douches sont froides, quand il n’y a pas de coupure. Certains ont du retourner à leur bateau avec le shampoing sur la tête…

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La ville a peu de charme mais c’est la seule où on trouve de tout. Oleo se prépare pour la transat’: nouvelle couture pour la cloison des petites, on lui rajoute des filets car mademoiselle Axelle rend systématique visite à Charlie à 6 heures du matin, ce qu’elle n’apprécie guère et nous avec ; confection de housses pour la banquette du carré ; inventaire de l’avitaillement, etc.

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Ensuite, Guillaume attaque la réparation du génois dont la bande anti-UV se découd. La manoeuvre n’est pas si simple. Il faut tout d’abord tourner le bateau de manière à ce qu’il soit bout au vent ; rabouter notre drisse trop courte avec un messager (un petit filin) ; descendre la voile ; recoudre à la machine la toile ; hisser de nouveau le génois. C’est à ce moment que tout se complique : le vent souffle fort et à mi chemin, le messager lâche la drisse qui se perd à l’intérieur du mât. Impossible de la récupérer, nous ne pouvons plus hisser le génois qui claque au vent ! C’est toujours ainsi, les imprévues transforment en galère la moindre tâche.

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Heureusement, les amis viennent donner un coup de main. Simon amène sa chaise de calfat et avec Jean-François, ils hissent Guillaume en deux ou trois tours de winch en haut du mât. Il faut maintenant retirer la drisse et faire passer dans le mât un nouveau messager lesté qu’ils récupèrent en bas. Pour plus de sûreté, Oleo s’équipe au prix fort d’une nouvelle drisse de bonne taille pour remplacer l’ancienne. Le seul magasin d’accastillage appartient à la marina qui vend bouts et amarres hors de prix pour remplacer ceux qui claquent comme des coups de fouet lorsque la houle entre dans la baie et fait danser les pontons.

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Avec les petites, on se balade dans la ville trouver des guirlandes de Noël pour le bateau, des petits cadeaux à envoyer. On s’arrête boire un jus d’orange à l’Alliance française dans un charmant patio remplit de plantes vertes. Le soir, on va chez Aqua Vitae ou Orca, au resto aussi de temps en temps avant que le baby phone ne tombe à l’eau et rende l’âme, la poisse.

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A l’aire de jeux pour les enfants, Axelle tient mes mains pour faire quelques pas hésitants. Charlie rit de plaisir sur la balançoire. Au marché aux poissons, on ouvre de grands yeux et on hésite avant d’arrêter notre choix sur un petit gris à pois bleus et un grand rouge à petite bouche. Difficile d’en savoir les noms avec tout le brouhaha. A la laverie automatique, on confie le linge qui nous est rendu propre et plié (enfin pas toujours).

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Un soir, Oleo reçoit. Je souffle mes bougies avec l’aide de Charlie et du vent. Les amis ont l’excellente idée de m’offrir un long et délicieux massage au spa du front de mer, assorti d’un baby sitting en parallèle. Avec le stress des préparatifs et les exigences continuelles des petites, j’ai bien besoin d’un moment de détente ! Guillaume ajoute à ma collection de boucles d’oreilles une splendide parure que j’avais repérée à La Palma et une autre en écaille de poisson du Cap Vert.

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Le départ pour la transat’ approche, mais avant, nous partons tous en expédition sur l’île de Santo Antao. De bon matin on prend le ferry jusqu’à Porto Novo où nous retrouvent notre guide et notre chauffeur. Nous avons un mini bus rien que pour nous. Il saute sur la route pavée à la main qui traverse l’île.

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Une fois gravit le versant désertique et brûlé de la côte, nous arrivons au coeur de l’île, dans la verdure et la fraîcheur.

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Les montagnes déchiquetées en dizaines de petites vallées abruptes traversées par de petites rivières débordent de cultures. Des terrasses de bananiers, de cannes à sucre, de taro, de pois, de caféiers, partent à l’assaut des falaises.

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Les maisons de béton sont perchées sur des pitons, s’étagent sur les pentes et se perchent dans des endroits improbables. D’autres sont de pierre, leur toit confectionné avec les feuilles de canne à sucre.

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L’eau serpente et ruisselle dans des canaux de terrasse en terrasse. Ici ou là, une vache accrochée à son piquet, des chèvres, des poules. C’est magnifique. A mon avis, la plus belle des îles que nous ayons vu depuis notre départ. Il y règne une symbiose entre la nature et les cultures. Les gens y sont gentils et accueillants.

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Notre groupe n’est pas très porté sur la marche. Sur la gastronomie un peu plus. Nous nous arrêtons visiter un moulin à canne à sucre et déguster le rhum local. Plus loin, on prend une tasse de café réduit en poudre au pilon devant nous. On déjeune d’une feijoada accompagnée de fruits de l’arbre à pain sur la terrasse d’un habitant dans les montagnes. Le soir, au restaurant, on se régale de langoustes.

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Nous passons la nuit dans une petite hôtellerie. Les chambres sont grandes et chacune a sa salle de bain. C’est un grand luxe auquel nous n’étions plus habitués. L’eau est même chaude ! La propriétaire est d’une extrême amabilité, elle accepte de garder Axelle, endormie dans le lit à barreau qui a servi à son propre fils pour que nous allions tranquillement manger. La nuit se serait passée sans souci si Charlie n’était pas tombée de son lit à 3 heures, réveillant Axelle et toute la maisonnée. Il faut dire qu’un lit de grande, sans barreau, ne ressemble pas à sa couchette du bateau.

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De retour à Mindelo, Oleo fait le plein d’eau, de fruits et de légumes, c’est le grand départ pour le nouveau monde !

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2 réflexions au sujet de « Rétrospective : l’ouest du Cap Vert (vidéo + article) »

  1. pierre C

    c’est magnifique! bon courage pour le petites galères que vous avez l’air de surmonter avec classe au final! Et surtout très belle année 2016 (ça ne peut être que magnifique).
    bisous

    Répondre

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