Histoire d’eau

Bien que nous en ayons à profusion sous les quilles, la gestion de l’eau sur un bateau n’est pas si simple. Oleo utilise quatre types d’eau en quantité variable : l’eau de mer, l’eau douce des réservoirs, l’eau douce en bouteilles et jerrycans, l’eau minérale.

La première nous sert pour la vaisselle grâce à une pompe à pied au niveau de l’évier, pour rincer les bottes et les chaussures ensablées, pour la première eau des lessives ou pour saler l’eau des pâtes par exemple.

On utilise la deuxième pour la toilette, la cuisson des aliments, le rinçage des biberons et de la lessive. Nous ne la buvons pas car elle prend le goût plastique des réservoirs.

Pour la boisson, nous consommons l’eau stockée dans des bouteilles et des jerrycans. Nous gardons également à bord quelques bouteilles d’eau minérale en réserve pour les enfants si l’eau douce à l’escale était de qualité douteuse.

Si l’eau de mer est inépuisable, l’eau douce est cependant en quantité limitée sur Oleo. Nous disposons dans les réservoirs de 200 litres d’eau auxquels s’ajoutent actuellement 90 litres à boire. Pour la traversée de l’Atlantique, notre stock sera plus important, de l’ordre de 150 litres d’eau pour la boisson.

Nous pouvons bien sûr consommer l’eau des réservoirs qui n’a que l’inconvénient de son goût. Par ailleurs, si l’eau du port n’est pas de bonne qualité, nous avons également des pastilles de micropure qui permettent de l’assainir et de la conserver six mois.

L’équipage d’Oleo utilise environ 5 litres d’eau à boire par jour. Enfin, l’eau des réservoirs nous suffit pour au moins 3 semaines d’utilisation économe : à titre d’exemple, un bain pour les filles utilise 7 litres d’eau ; une douche d’adulte, 5 litres ; un shampoing généreux, 2 litres.

A l’avenir, nous souhaitons ajouter à nos ressources l’eau de pluie grâce à une toile de récupération afin d’alimenter nos réservoirs.

Nb: comme on nous l’a fait remarquer, nous ne buvons pas que de l’eau. Nous avons dans les cales un petit stock de bouteilles de vin français à offrir, quelques cubis à boire, une quantité très modeste de bouteilles d’apéritif et de bière. Notre capacité de stockage étant ce quelle est, notre consommation d’alcool reste extrêmement raisonnable.

Nous avons aussi testé des vins locaux, rioja, vinho verde, rias baixas. Ne soyons pas si chauvins, ils sont loin d’être désagréables. Grâce à Philippe et Catherine, notre cave s’est également enrichie de quelques bouteilles et notamment de porto, merci !

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5 réflexions au sujet de « Histoire d’eau »

  1. Germain

    En parlant de liquide, j ai appris qu un bouteille de Porto nous attends chez les parents. On vous remercie.
    Vous voilà bien loin, en des lieux ou nous aimerions tellement être avec vous. Faites nous de belles photos.
    On vous embrasses bien fort.
    Laurie Germain et Louise

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  2. Fred

    Coucou, alors je suis complètement hors sujet, mais nous en sommes à Bergerarc sur notre parcours de Compostelle. Merci pour la gentille carte, ça donne envie de repartir sur les routes…

    Remarque, je ne suis pas si hors sujet que ça… Je suis sûr qu’une petite bouteille de Bergerac t’attendra à votre retour en France pour que vous nous racontiez encore vos exploits…

    Grosse bise,

    Fred

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