Départ houleux

Travaux achevés, guindeau électrique installé, capote rafistolée, Oleo est fin prêt à affronter la mer et ses humeurs. Au troisième jour les moments forts ne manquent pas, même s’ils ne sont pas toujours heureux. Je n’ai pas encore le réflexe de prendre des photos dans le feu de l’action, donnez-moi un peu de temps pour me roder !

Tyrolienne dans le bateauOn commence par un week-end en famille, d’abord avec ma fille que j’occupe en inventant des jeux dans le bateau avec les moyens du bord, puis avec Anso qui nous rejoint un peu plus tard. Lundi, ultimes préparatifs et départ en soirée.

Au bord du canal de CarentanEcluse, canal, chenal passés sans encombre malgré un faible coefficient, sauf une forte odeur d’huile chaude dans la cale. Je hisse rapidement les voiles, resserre toutes les bagues du circuit d’échappement et avance sur Tatihou en zig-zag où j’essaie le nouveau guindeau en live. Très pratique ! Cette nuit là au mouillage, mon calcul de marée était trop juste. Oleo se met à tosser à marée basse. Motivé par l’idée de me faire malmener par un chalutier et son sillage, je fonce sur pont, allume le moteur, lève l’ancre et déplace mon embarcation. Merci le guindeau électrique !

Guideau électriqueMardi matin, je pars direction le raz de Barfleur avec l’intention d’aller m’abriter du vent forcissant d’O/NO à Omonville la rogue. Je suis suivi de près par Lafko, le voilier de Didier et Josette, qui part pour un excellent périple jusqu’au Groenland. Je leur souhaite d’aller jusqu’au bout et constate que leur choix de se rendre en Angleterre pour progresser à l’Ouest est bien meilleur que le mien.

Bouée visiteur de Omonville la RogueA Omonville, les bouées visiteur sont exposées à la houle de N à SE. Les mises à jour météo ne sont pas rassurante, le vent va forcir en s’orientant N. Amarré à ma bouée ce jour là, l’inquiétude monte et l’indécision s’installe. Il n’y a pas d’autre mouillage correct dans les environs mis à part faire demi-tour. Je décide de rester à Omonville cette nuit pour partir sur Sercq le lendemain. Grave erreur !

A trois heures du matin le clapot de nord s’engouffre dans le mouillage avec la marée montante. Un bon mètre de houle déferlante bouscule Oleo et sa bouée. Quand le bateau se met travers aux vagues on se sent comme dans une machine à laver. J’installe le tourmentin, allume le moteur et non sans difficulté détache mon amarre et sa sécurité. Je suis sous-toilé mais j’avance vite, 6 à 7 noeuds, jusqu’à Cherbourg où je mouille au nord du port.

La capote avec son nouveau cristalAujourd’hui, je me remets de mes émotions et médite sur ce voyage sans objectif qui commence sur ces erreurs stratégiques. Le fort vent de nord va faiblir pour se transformer en vent d’ouest, devrais-je m’échiner à progresser à l’ouest malgré tout ? L’idée de galérer pendant trois semaine sur la côte française pour faire des ronds dans l’eau ne me motive pas trop, puisse mes méditations aboutir à un programme concret et adapté à ces conditions de navigation !

Couture dans Oleo

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4 réflexions au sujet de « Départ houleux »

  1. Michèle

    La petite Charlie a l’air heureuse dans sa nacelle.
    Quelle émotion pour un début de navigation. La météo n’est pas très encourageante, mais tu vas bien trouver une orientation au voyage.
    Bises à toi, Charlie et Anne Sophie quand elle embarquera.

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    1. Guillaume Auteur de l’article

      Oui, Charlie adore quand on s’occupe d’elle en lui faisant découvrir plein de choses incongrues. Et elle déteste quand on la délaisse. Aujourd’hui, Jaoul est arrivé à Santa Maria et je suis arrivé à l’île de Batz. A très bientôt Michèle

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  2. Xavier

    Et bah !
    C’est pas la joie.
    Dis toi que tu appréciras d’autant plus le retour du vent portant et tes prochaines nuits dans un mouillage abrité et calme.
    Pour te consoler, la météo est aussi merd…que sur la med (les BMS succèdent aux BMS), nous ne sommes pas sur de pouvoir mettre le bateau à l’eau en arrivant car les grutiers refusent de manutentionner avec trop de vent. Youpi !!!!!
    A bientôt

    Xavier

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    1. Guillaume Auteur de l’article

      En effet ça souffle dans le Sud, espérons que ça se calme et que vous puissiez suivre votre programme avec un peu de retard, il paraît que c’est beau la Corse. A très bientôt !

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