Cherbourg – Batz

Au mouillage à Cherbourg, je pars tôt le lendemain en espérant arriver à Sercq pendant la renverse. Dès que l’ancre est levée, le moteur est coupé. Mais il faudra de nombreuses manœuvres hésitantes et ratées pour sortir de la rade, puis de longs bords pour atteindre le cap de la Hague.

Oleo affronte les vagues au cap de la Hague

Plusieurs jours de vent d’Ouest ont soulevé une bonne houle, obstacle qui ralentit et diminue sensiblement le confort en navigation. En arrivant dans le raz Blanchard, une barre blanche d’écume se dessine à l’horizon. Pas le choix, il faut la franchir, un enfer d’environ 5 minutes de vagues très abruptes qui déferlent sans cesse. Oleo est lessivé, pour la première fois il a plongé dans une vague pour passer sous l’écume. Je n’ai pas pu prendre de photos à ce moment là étant occupé à barrer, je ne tenais pas à ce que le pilote nous mette travers aux déferlantes.

Nettoyage du pont au cap de la HagueAprès ça, j’ai le droit à un calme relatif jusqu’à Sercq, une navigation plutôt sympa. Je constate que le mouillage a bien tenu et que le filet, s’il me gêne un peu de temps en temps, s’avère très utile pour éviter que bouts et pare-bats passent par dessus bord.

Filets de filières, une nouveauté sur OléoJe ne resterai pas longtemps à Sercq, la houle est désagréable. Je mets les voiles après un mouillage de deux heures direction l’Ouest, le plus loin possible ! Ma première nuit est belle, la lune m’accompagne, il ne fait pas trop froid, la houle est grosse mais large. Je reste au près d’un vent de NO qui m’amènera jusqu’à Roscoff pour un mouillage à l’île de Batz.

Au mouillage au large de RoscoffAu programme : échouage pour nettoyage de la coque et vérification des œuvres vives. Il y a de la place à port Kernoz, j’en profite pour prendre une bouée qui doit appartenir à un monstre tant la chaîne est grosse.

Au mouillage à BatzTrois mois après mon carénage, les algues et coquillages de Carentan ont eu le temps de se déposer. Je passe une après midi à nettoyer tout cela avec une brosse à récurer.

Une coque pas très propre 3 mois après le carénageLes coquillages qui aiment bien mon hélice ont été éjectés vite fait bien fait. J’en profite pour voir comment l’hélice peut se mettre en drapeau après un arrêt du moteur et en déduit qu’il n’y a qu’une seule solution à cela… mettre en marche arrière avant d’arrêter le monstre. Ce que le constructeur déconseille fortement. Damn !

Hélice un peu saleReste un problème à régler : l’anode de l’hélice doit être remplacée. Pas grave, j’en ai trois en stock en prévision de cette situation. Trois modèles achetés chez le même fournisseur qui les fabriquent trop large ! Impossible de les fixer, je repartirai avec l’ancienne anode.

Une anode usée, à changerAprès une nuit récupératrice à Batz, je décide non sans hésitations de faire demi-tour direction le port de Bloscon pour pouvoir prendre une douche, effectuer des achats, etc. Certainement la navigation la plus agréable depuis le début, un beau portant entre les nombreuses cardinales qui jonchent cette route.

Arrivé au port on me place sur le ponton D à côté d’un bateau que je croyais de loin être un Ovni. Il s’agit en fait d’un Patago 39 baptisé « Aqua V », en voilà une coïncidence ! Après une bonne douche bien chaude je dînerai avec mon ami Jean-François qui était en train de se reposer d’une longue navigation. Notre petite route en Bretagne se poursuit, rien de bien passionnant ni exceptionnel pour l’instant.

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